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Les marchés européens ont tous nettement progressé mardi, portés une fois de plus par la perspective de plan de relance économique aux Etats-Unis, mais aussi par l’espoir de progrès dans la lutte contre la pandémie de Covid-19.

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La fête a été la plus belle à Madrid, qui a pris 2,97% et àMilan, qui a gagné 2,84%. Paris et Francfort (+2,04%) n’ont pas été en reste tandis que Londres a également pris 1,71%. Les marchés américains étaient moins entraînés par cet élan : à 18H30 (16H30 GMT), l’indice vedette, le Dow Jones Industrial Average gagnait 1,02%, l’indice élargi S&P 500 0,40%, tandis que le Nasdaq,à forte coloration technologique, repassait tout juste dans le vert (+0,09%).
"Il s’agit d’une séance éclatante pour les marchés européens, grâce aux espoirs d’un nouveau plan de relance américain après les récents décrets signés par le président Trump, ainsi qu’aux informations sur un vaccin développé par des scientifiques russes", souligne Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.
Face au blocage qui empêchait le maintien d’aide de l’État fédéral aux personnes et entreprises affectées par les conséquences économiques de la pandémie, le président américain Donald Trump a signé samedi quatre décrets avec des mesures de soutien pour les chômeurs, les locataires précaires ou les étudiants.
"La signature a peut-être fait bouger les lignes (...) car les démocrates ne veulent sans doute pas que l’aide fédérale apportée aux Américains, même rabotée, bénéficie à Trump" à quelques mois de l’élection présidentielle, juge Tangi le Liboux, analyste du courtier Aurel BGC.
Autre donnée positive outre-Atlantique, "l’épidémie semble marquer un ralentissement aux États-Unis", remarque Daniel Larrouturou, gérant actions à Dôm Finance, après les fortes hausses des nouvelles contaminations ces dernières semaines.
Cet élan bénéficie en priorité aux actions européennes, toujours "un peu en retard" sur le rebond des actions américaines et qui en profitent pour combler un peu l’écart, avec des performances meilleures que les marchés de Wall Street, observe M. Larrouturou.
Au sein des indices, "ce sont les valeurs les plus en retard et les plus exposées aux variations de l’activité économique" qui profitent du mouvement, note le spécialiste.
Les investisseurs ont également appris pendant la séance l’annonce du président russe Vladimir Poutine concernant le développement d’un vaccin contre le Covid-19 par la Russie, dont la production industrielle sera lancée en septembre. Cette annonce survient alors que même que les essais de ce vaccin ne sont pas terminés et que leur phase 3, auprès de milliers de sujets, ne commence que mercredi.
L’Organisation mondiale de la santé a rappelé peu après la nécessité de procédures "rigoureuses".
"Il ne faut pas prendre la nouvelle pour argent comptant" mais celle-ci "remet en avant l’espoir d’un traitement rapide qui soulagerait la crise sanitaire" et donc ses conséquences sur l’économie, souligne M. Larrouturou.
Cette propension aux actifs plus risqués a contribué à tendre légèrement les taux d’intérêt des dettes des pays de la zone euro.
Les groupes hôteliers ont bénéficié de l’espoir de la reprise économique : Intercontinental Hotels a bondi de 4,80% à 4.193,00 pence malgré son annonce, sans grande surprise toutefois, d’une chute dans le rouge au premier semestre à cause de la pandémie. En France, Accor a encore accéléré après sa belle séance lundi, gagnant 6,67% à 25,27 euros.
En France toujours, les banques et les assurances ont un peu remonté la pente, avec des progressions de 4,85% à 9,03 euros pour Crédit Agricole, 4,68% à 37,49 euros pour BNP, 3,69% à 14,21 euros pour Société Générale et 2,80% à 17,83 euros pour AXA.
Stimulées par les bons chiffres de ventes d’automobiles en Chine en juillet, les valeurs automobiles ont terminé en forte hausse à l’image de BMW (+5,76% à 58,54 euros), Volkswagen (+5,17% à 140,00 euros) et Daimer (+3,47%à 42,30 euros), ou Peugeot (+5,83% à 15,60 euros) et Renault (4,11% à 25,07 euros).


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