
Bourse : le cours de l’action Alstom perd 30% en séance, retour des soucis de trésorerie
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La Bourse de Paris a clôturé en baisse de 0,83% jeudi, sans carburant en fin de séance pour résister aux vents contraires que sont la chute des marchés américains mercredi et les inquiétudes sanitaires.

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L’indice CAC 40 a perdu 39,64 points à 4.762,62 points. La veille, il avait mollement progressé de 0,62% compte tenu des pertes accumulées depuis le début de la semaine.
Après une ouverture nettement en baisse, la cote parisienne était parvenue à retrouver l’équilibre à la mi-journée. Mais comme lors des jours précédents, elle a reculé après l’ouverture des marchés américains, qui n’ont pas ou peu rebondi après les importantes pertes la veille.
L’indice parisien se reconstruit autour d’un "niveau pivot" après la dégringolade de lundi, explique Waldemar Brun-Theremin, gérant pour Turgot Asset Management.
Comme les autres marchés, le CAC 40 apu contenir ses pertes autour d’un seuil et tente de repartir, mais cale faute de carburants.
Pour le stratégiste de la Banque Postale AM Stéphane Déo, les marchés ont montré une "asymétrie de réactions" en se focalisant sur la reprise les nouvelles des contaminations en Europe plutôt que les avancées des vaccins.
"Cela montre qu’ils tablaient jusqu’à alors sur un scénario optimiste, sans seconde vague", a-t-il expliqué au cours d’une conférence de presse jeudi.
Si un reconfinement généralisé paraît improbable à la plupart des acteurs de marché, ceux-ci suivent avec inquiétude les mesures de restriction qui se multiplient en Europe.
Les investisseurs n’espèrent pas un soutien externe de la part des banques centrales.
Le président de la réserve fédérale américaine Jerome Powell doit parler pour le troisième jour de suite devant le Congrès, mais "aucune annonce nouvelle en termes de politique monétaire" n’est ressortie des deux premières prises de parole, souligne Alexandre Baradez, analyste d’IG France.
La FED "a été assez loin et espère un relai" budgétaire, estime M. Brun-Theremin. Mais le Congrès, dont un nouveau plan de relance est attendu depuis le milieu de l’été, est paralysé entre les démocrates et les républicains.
L’élection présidentielle à venir et le remplacement du juge de la Cour Suprême amplifient en outre les tensions politiques.
Le secteur des transports a continué de souffrir des mesures de restriction, à commencer par l’aérien : Air France KLM a encore plongé de 6,77% à 3,02 euros, Airbus de 3,46% à 59,65 euros et Aéroport deParis de 3,21% à 83 euros.
L’automobile a aussi reculé, de 0,36% à 22,09 euros pour Renault à 0,55% à 15,45 euros pour Peugeot.
La journée a été encore difficile pour les valeurs bancaires, fragilisées par les craintes sur la survie des entreprises : Société Générale est tombée de 2,61% à 11,21 euros, un plancher inédit depuis presque 30 ans, Crédit agricole de 1,83% à 7,42 euros et BNP de 0,94% à 31,16 euros.
Le PDG de Veolia, qui cherche à mettre la main sur Suez, a qualifié jeudi de "pitoyable" la décision de son rival de créer un dispositif juridique compliquant fortement toute cession de sa branche Eau française.
Suez a souffert le plus de ces tensions, cédant 4,50% à 14,23 euros. Engie, actionnaire principal de Suez, a perdu 1,94% à 11,14 euros et Veolia 2,34% à 17,95 euros.


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