CAC40 au-dessus des 5.000 points, et après ? L’euro à moins de 1$, le pétrole à moins de 30$ ?

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Le CAC 40 a clôturé cette semaine à 5 010.46 points après avoir engrangé 0.46% vendredi dernier. Le Dac s’établit désormais à 11 901.61 points soit un gain de 0.87% sur la dernière séance. Le Footsie a cédé 0.30% à 6 740.58 points. Le Dow Jones et le S&P500 ont reculé respectivement de 0.82% et 0.61% à 17 749.31 points et 2 053.40 points. Le Nasdaq a perdu 0.44% à 4 871.76p oints.

Pour commencer cette semaine, la bourse de Tokyo clôture en léger repli après avoir cédé 0.04% à 19 246.06 points. On notera toutefois qu’en cours de séance, le Nikkei a atteint le niveau de 19 309.23 points, soit un nouveau plus haut au cours de ces quinze dernières années.

Les principales places européennes devrait grappiller du terrain à l’ouverture, profitant de la faiblesse de l’euro. Les investisseurs devront attendre cette après-midi pour les publications macroéconomiques avec notamment l’indice Empire State Manufacturing de la FED de New York suivi de la production industrielle américaine.

2La FED attendue, la chute de l’Euro en vue2

La FED attendue, la chute de l'Euro en vue Les cambistes attendent désormais la réunion du Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine qui débutera demain pour une durée de 2 jours. Les investisseurs suivront avec attention les précisions sur une éventuelle remontée des taux de l’institution dans les prochains mois alors que certains anticipent déjà une hausse pour le mois de juin.

Dans ce contexte, le dollar américain ressort favorisé face à ses principales contreparties et se négocie pour 121,19 yens face à la devise nippone tandis qu’il atteint 1,4771 dollar contre la livre sterling.

Du côté de la zone euro, le dossier grec continu d’inquiéter et de peser sur la devise européenne. Vendredi dernier, le président de la Commission européenne, Jean Claude Juncker a fait part de ses inquiétudes sur le manque d’avancées sur la problématique du refinancement de la Grèce. Le ministre grec, Panos Kammenos, a quant à lui souligné les risques d’une sortie de la Grèce qui pourrait entrainer dans sa chute l’Espagne puis l’Italie et faire éclater la zone euro. Un scénario qui reste encore très peu plausible mais qui continu d’inquiéter. En ce début de semaine, la monnaie unique européenne s’échange pour 1,0530 dollar face au billet vert. Contre la devise japonaise, un euro se négocie pour 127,68 yens tandis que la devise britannique atteint 0,7125 pence pour un euro.

2MATIERES PREMIERES2

En ce premier jour de la semaine, le baril de West Texas Intermediate est en baisse de 1,3 pour cent à $ 44,25 le baril après avoir touché un plus bas pendant la nuit à $ 43,57. Le baril poursuit donc sa tendance baissière largement engagée la semaine dernière, et affiche une perte de 9.6% sur 5 jours glissants. Il se rapproche aussi dangereusement de ses plus bas en 6 ans.

Les spéculateurs ont coupé un nombre important de positions haussières la semaine dernière sur des anticipations que la FED pourrait supprimer le mot « patient » de son vocabulaire dans son compte rendu cette semaine, ce qui donnerait plus de lisibilité à la lecture du calendrier sur la remontée des taux. Ainsi, avec un dollar qui pourrait rester durablement fort, sans compter la faible capacité de stockage dans le monde, de nombreux éléments pèsent lourdement sur l’évolution des prix du baril. Pour rappel, l’EURUSD cotait 1,0508 ce matin après un court voyage hier soir et cette nuit sous les 1,05 sur des plus bas de janvier 2003.

Parmi les autres actualités du baril, on notera que la Chine a su profiter des prix bas pour constituer des réserves stratégiques de pétrole qui ont poussé ses importations à des niveaux record en dépit du ralentissement de la demande économique. Dans le reste du monde il sera cependant difficile de stocker davantage avec les capacités de réserves qui s’amenuisent. La reprise de l’activité dans de nombreux puits de pétrole après la vague de froid et la fin de plusieurs grèves pourraient également mettre la pression sur les prix. Enfin, la forte possibilité d’un accord entre Téhéran et les autres puissances sur le nucléaire accélèrerait également le processus d’abondance.

Sur les métaux précieux, l’or tentait timidement un rebond ce matin après une semaine dans le rouge avec un plus bas le 11 mars dernier à $1147,72. L’once d’or cotait 1160,92 en ce début de matinée. Les décideurs politiques de la Fed se réuniront cette semaine et devront s’exprimer sur le calendrier tant attendu de la hausse des taux d’intérêts directeurs.

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