Bourses : d’un coup, rien ne va plus, lourdes chutes alors que rien n’a réellement changé

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 Les Bourses européennes chutent, craignant pour l’économie mondiale

Paris a perdu 1,58%, Londresa lâché 1,55%, Francfort 0,71%, Madrid 1,33% et Milan 1,13%.
A Wall Street, les indices évoluaient en ordre dispersé à la mi-séance, le Dow Jones avançant de 0,15%, le S&P 500 de 0,07% et le Nasdaq perdant 0,24%.
Des statistiqueséconomiques chinoises et américaines peu reluisantes ont émaillé la séance du jour, retirant aux investisseurs l’optimisme dont ils avaient fait preuve en début de semaine.
Pékin a notamment affiché une baisse des ventes de détail en juillet sur un an. Aux États-Unis, les ventesau détail ont quant à elles augmenté de 1,2% en juillet par rapport à juin, un rythme beaucoup plus lent que celui des deux mois précédents.
La production industrielle chinoise a en revanche enregistré une hausse de 4,8% sur un an, au même rythme qu’en juin.
"Cela donne le sentiment que la reprise ralentit, on sent que l’on n’est pas sur une +reprise en V+ en Europe, aux États-Unis et en Chine", remarque Alexandre Baradez, analyste à IG France.

 Quarantaine

Autre sujet d’importance vendredi, l’annonce d’une quarantaine de deux semaines par le Royaume-Unià partir de samedi matin pour les voyageurs en provenance de France et des Pays-Bas, alors que la résurgence du coronavirus se fait insistante en Europe. "Les actions des sociétés de voyage en ont pâti le plus", observe Michael Hewson, analyste marchés en chef pour CMC Markets UK.
Airbus a lâché 1,62% à 72,11 euros, Air France-KLM 5,85% à 4,51 euros, IAG, propriétaire de British Airways, a perdu 4,82% à 194,55 pence et EasyJet 6,55% à 570,80 pence.
Le secteur du tourisme a également tangué, le groupe hôtelier Accor perdant 3,93% à 24,21 euros.
Outre les craintes sur l’économie mondiale et la multiplication des mesures de quarantaine, la relation orageuse entre Pékin et Washington était également à l’ordre du jour vendredi.

En plein regain de tensions, les deux puissances vont discuter samedi de l’accord signé en grande pompe en janvier qui devait marquer une trêve dans leur guerre commerciale.
Au programme notamment : l’épineuse question des achats de produits américains promis par la Chine, mais sérieusement mis à mal par le Covid-19.
Cette rencontre portera "aussi sur les questions technologiques, liées aux applications" chinoises récemment objets de chamaillerie entre les deux pays, affirme Alexandre Baradez.
Le réseau social TikTok, appartenant à l’éditeur chinois ByteDance, est notamment accusé par le président américain d’être utilisé par les services derenseignement chinois, ce que la plate-forme a toujours nié.

Donald Trump menace de rendre l’application inaccessible aux États-Unis.

Dans ce contexte général morose avant le week-end du 15 août, les valeurs cycliques, sensibles à la conjoncture, ont souffert.
C’est le cas des banques, comme Société Générale , Crédit Agricole (-1,32% à 8,79 euros), ou HSBC 0,71% à 341,30 pence.
Sur le marché obligataire, les taux d’intérêt à 10 ans étaient relativement stables, le "Bund" allemand évoluant à -0,42%, le taux français à -0,12%, le taux italien à 0,99% et le taux espagnol à 0,37%.