Bourse : n’oubliez pas de prendre vos profits pendant qu’il est encore temps !

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Savoir prendre ses profits est le critère le plus important en bourse. Acheter à des prix de revient peu élevé étant facile à réaliser, il suffit d’investir régulièrement. Mais vendre, peu de particuliers acceptent de le faire avant que les cours ne baissent de nouveau.

 Après la purge, l’euphorie, tout aussi irrationnelle

Les marchés financiers sont toujours dans l’excès. C’est bien connu. Vous avez su profiter de la vague de baisse suite à la mise en place de la période de confinement mondial, les craintes de la pandémie... En achetant régulièrement, par petits montants, vous avez ainsi moyenné votre prix d’achat moyen de vos actions à la baisse. Aujourd’hui, avec l’envolée, tout aussi irrationnelle que le mouvement de baisse, vous êtes à la tête de plus-values latentes conséquentes. Il est temps de les réaliser !

 Les arbres ne grimpent pas jusqu’au ciel

Personne ne peut dire quelles sont les actions à conserver ou celles à détenir. Si certains magazines financiers se plaisent dans ces conseils, ils ne font que lister des dizaines de sociétés, et l’expérience montre que ces conseils n’ont rien de fiables. En clair, vous avez une chance sur deux. Si je vous liste 10 actions à conserver, et que 5 continuent de grimper, vous allez en déduire quoi ? Que mes conseils ne servent à rien, et vous aurez bien raison.

 Réaliser ses plus-values dès +20%

Savoir acheter c’est bien, mais savoir vendre c’est mieux. Les investisseurs les plus pus performants vendent toujours trop tôt. Il vaut mieux vendre avec plus-values raisonnables que d’en perdre une partie en ayant voulu attendre d’en obtenir plus. Il faut se rendre compte que +20% de plus-values c’est énorme, surtout en l’espace de quelques semaines seulement. Certains d’entre vous réalisent même bien plus que cela, sur l’action Renault par exemple. Alors oui, selon votre horizon de placement, vous pouvez conserver ces titres pour la prochaine décennie, mais pourquoi ne pas réaliser vos plus-values maintenant ?

 Les vrais mauvais chiffres ne sont pas encore arrivés

Les indicateurs avancés (PME), sur lesquels se basent en partie les investisseurs professionnels sont biaisés par l’émotionnel. La fin du confinement peut faire penser que tout va repartir comme avant. Mais il est probable que cela ne soit pas le cas. Les taux d’intérêts grimpent, notamment pour les crédits immobiliers, et les prix de l’immobilier sont en baisse dans de nombreux pays. Ces deux seuls points sont des mauvais signes pour la suite. Si le marché de l’emploi américain ne semble inquiéter personne, il faut tout de même se rappeler que pour remettre au travail 40 millions de chômeurs, il faudra du temps. Il vaut mieux rester prudent, et laisser les investisseurs indélicats se laisser prendre au piège d’investir au plus mauvais moment... C’est à dire maintenant.