Bourse : les banques centrales (BoJ, FED, BCE) entretiennent la bulle financière, les indices s’envolent

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La Bourse de Paris regonflée (+2,55%) par la BoJ, avant la Fed et la BCE

L’indice CAC 40 a gagné 111,94 points à 4.505,26 points, dans un volume d’échanges faible de 2,5 milliards d’euros. Vendredi, il avait fini en net repli. La place parisienne a évolué en franche hausse depuis l’ouverture. Cette semaine sera placée sous le signe "des rendez-vous macroéconomiques avec les deux réunions des banques centrales américaine et européenne (respectivement mercredi et jeudi), et des rendez-vous microéconomiques" avec notamment "les résultats des entreprises technologiques aux Etats-Unis", résume auprès de l’AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France.
Les places boursières pilotées par les Banques Centrales

Mais pour ce qui est des banques centrales, leur influence a été palpable dès ce lundi avec "la Banque du Japon, qui a décidé de passer en illimité sur les achats d’obligations souveraines et qui a surtout triplé le plafond des achats d’obligations d’entreprises", note-t-il. Et "cela rassure le marché d’avoir ce soutien en termes d’achats", selon lui. Les investisseurs ont ainsi pu faire fi, relève encore M. Baradez, de signaux moins encourageants, en particulier du côté du pétrole, dont les prix sont nettement retombés ce lundi.
Déconfinement et optimisme

L’assouplissement des restrictions liées au confinement dans plusieurs pays d’Europe, où la pandémie de coronavirus marque le pas, ainsi que la perspective d’une reprise progressive de l’activité aux Etats-Unis, contribuait également à l’optimisme des investisseurs.
Dette des Etats

Sur le marché de la dette d’Etat, l’écart entre le taux allemand àdix ans et le taux italien de même échéance a continué de se resserrer lundi, signe du soulagement des investisseurs après le maintien de la note de l’Italie par l’agence S&P Global Ratings vendredi.
Chômage historique en France

Côté statistiques, reflet du choc violent sur l’économie du confinement, le nombre de chômeurs a enregistré au mois de mars en France une hausse historique sur un mois (+7,1%), effaçant les baisses de janvier et février avant la crise et rejoignant un niveau proche de celui de septembre 2017.
Les valeurs En matière de valeurs, Renault a bondi en tête du CAC 40 (+9,86% à 16,00 euros), suivi de Michelin (+6,65% à 87,88 euros) alors que l’Etat français envisage de garantir un prêt bancaire d’environ 5 milliards d’euros pour aider le constructeur automobile. Les valeurs bancaires, soutenues par la perspective de nouvelles mesures de soutien des banques centrales, sont reparties à la hausse : BNP Paribas a pris 5,67% à 27,79 euros, Société Générale 5,05% à 14,20 euros et Crédit Agricole 4,52% à 6,84 euros. Airbus a perdu en revanche 2,43% à 51,07 euros. Le président exécutif du groupe, Guillaume Faury, a préparé les salariés du géant de l’aéronautique à de possibles nouvelles mesures de réduction de la production d’avions d’ici "deux à trois mois" face à la "magnitude" de la crise du coronavirus. Air France-KLM, qui a obtenu un prêt de 7 milliards d’euros de l’Etat et des banques, a avancé de 0,85% à 4,50 euros. L’Etat n’accorde "aucun chèque en blanc" à la compagnie, a assuré lundi la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne. Alten s’est finalement apprécié de 0,54% à 65,45 euros après avoir dit envisager une baisse de 9% de son chiffre d’affaires au premier semestre du fait de la crise liée au coronavirus.