Bourse : le risque prédomine, les indices font du surplace, la peur du gouffre

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La Bourse de Paris ne prend pas de risque (-0,08%)

L’indice CAC 40 a cédé 3,56 points à 4.350,16 points. La veille, il avait fini en baisse de -3,76%. Après une ouverture en hausse, la cote parisienne s’est montrée plus prudente en attendant les chiffres du chômage américain et a beaucoup zigzagué en fin de séance. Le marché est sous le coup "des chiffres du chômage américains, bien qu’ils soient un petit peu meilleurs qu’escompté, mais aussi des chiffres de mises en chantier sous les attentes" en chute de 22,3% en mars, a indiqué Adrien Dumas, gérant actions à Mandarine Gestion. Indicateur le plus attendu de la journée, les inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis sont ressorties à un niveau toujours historiquement élevé pour la quatrième semaine d’affilée. Le chiffre de 5,2 millions de nouveaux demandeurs d’allocations chômage est toutefois un petit peu meilleur qu’escompté et inférieur aux 6,6 millions enregistrés la semaine précédente.
Attente des publications des gros acteurs de la cote

"Le marchéparisien attend aussi l’ouverture des publications des grosses entreprises, telles que L’Oréal et LVMH, pour le premier trimestre, mais surtout les commentaires concernant le deuxième trimestre pour y voir plus clair", a ajouté M. Dumas, interrogé par l’AFP. "Les investisseurs digèrent aussi progressivement les annonces sur le pétrole", souligne-t-il. Pour tenter d’enrayer la dégringolade des prix, l’Opep et ses principaux partenaires se sont accordés dimanche sur une baisse de 9,7 millions de barils par jour en mai et juin, tandis que les pays du G20 ont promis une coopération accrue.
Marché du pétrole, un nouveau choc historique

L’Opep anticipe pour 2020 un effondrement "historique" de la demande mondiale de pétrole en raison de la paralysie économique généralisée due au Covid-19, confirmant jeudi "un choc historique, brutal, extrême et d’ampleur planétaire" pour le marché de l’or noir. Quant à l’évolution de la crise sanitaire mondiale, l’Organisation mondiale de la Santé a appelé à ne "pas baisser la garde" en Europe qui reste "dans l’oeil de cyclone" face à l’épidémie de Covid-19.

Les acteurs de marché saisissent que "cela va mettre du temps avant de retrouver un rythme normalisé de l’activité, observe M. Dumas. "Le fait que le secteur défensif continue de bien performer montre bien que l’appétit pour le risque n’est pas là", conclut-il.
En tête du CAC 40, Dassault Systèmes a été très plébiscité comme la veille, à l’instar de Sanofi (+2,44% à 84,83 euros). Le secteur informatique avec Capgemini (+2,93% à 79,28 euros) et Atos (+3,15% à 60,34 euros) s’est également très bien comporté. Le calvaire s’est poursuivi en revanche pour le secteur touristique (Accor -4,25%% à 24,57 euros), automobile (Peugeot -3,87% à 11,30 euros, Renault -3,50% à 16 euros) et aéronautique (Airbus -2,92% à 53,20 euros) Poids lourd de la cote, Total a perdu 2,18% à 30,02 euros sur fond d’effondrement de la demande de pétrole. Mais ce sont Publicis (-6,19% à 25,33 euros), Bouygues (-5,21% à 25,45 euros) et Vivendi (-4,95% à 19,58 euros) qui ont souffert le plus, trio de queue du CAC 40.