Bourse : le pire est devant nous !

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Publié le  à 0 h 0

2Un bear market !2

Pour C. Dembik, la messe est dite. Espérer un retournement haussier des places boursières, c’est un leurre total. Ainsi, l’économiste de Saxo Banque commente : "La mauvaise passe de la semaine dernière a toutes les chances de se poursuivre en bourse. Le marché chinois est entré dans un « bear market », l’Europe et les Etats-Unis pourraient rapidement suivre. Cette semaine marquera également le premier anniversaire de l’annonce du lancement du QE en zone euro. La BCE le célèbrera sans triomphalisme tant les résultats du programme de rachats d’actifs sont mitigés. Le but premier qui consistait à écarter le risque de déflation est loin d’être atteint. L’inflation sous-jacente montre des signes de ralentissement, baissant de 1% à 0,8% sur les trois derniers mois de l’année 2015. Pour autant, il ne faut pas nier que l’institution a aussi engrangé quelques succès. Le plus important est certainement la baisse du taux de change de l’euro qui a amélioré la compétitivité-prix de l’industrie européenne et permis un bond des exportations. Les attentes sont, comme toujours, fortes pour que de nouvelles mesures soient prises. Une action est exclue dès le mois de janvier, et peu probable lors de la réunion de mars prochain. En effet, de plus en plus de membres du Conseil des gouverneurs semblent vouloir prendre du recul par rapport aux derniers indicateurs macroéconomiques avant de se prononcer à propos de l’opportunité d’une baisse des taux. Voici un nouveau motif probable de déception pour les marchés financiers."

2Les derniers faits marquants2

Cinquième mois consécutif de baisse de la production industrielle aux Etats-Unis. Sur un mois, la chute fut de l’ordre de 0,4% en décembre. Sur le même mois, les ventes au détail ont également reculé de l’ordre de 0,1%. Il semble de plus en plus certain que la remontée des taux de la FED n’ira pas très loin.

Petit électrochoc dans la politique monétaire américaine. Alors qu’on pensait que l’hypothèse de taux négatifs aux Etats-Unis avait été rejetée par Janet Yellen, le président de la FED de New York, William Dudley, a de nouveau laissé entendre qu’un tel dispositif pourrait faire sens en cas de ralentissement économique. Au regard de l’efficacité de la mesure dans la zone euro, on peut être dubitatif quant à son impact sur la croissance américaine.

Deux bonnes nouvelles (quand même !) pour commencer la semaine. Le déficit public français a été réduit de 4 milliards de plus que prévu en 2015. Il a atteint 70 milliards d’euros contre une prévision initiale à 74 milliards d’euros. Par ailleurs, le gouvernement ne va pas modifier le taux du Livret A, établi à 0,75%, malgré l’inflation basse persistante.

2A suivre aujourd’hui2

Jour férié aux Etats-Unis. Calendrier économique particulièrement peu chargé. Les volumes devraient être faibles aujourd’hui. Le seul chiffre attendu pendant la session européenne concernera la balance commerciale italienne pour le mois de novembre.

En France, François Hollande présentera son plan de lutte contre le chômage. Quelques-unes des mesures ont déjà été dévoilées, notamment un recours plus important à la formation pour les chômeurs. Il est peu probable que les chantiers concernant le contrat de travail, le niveau du SMIC ou encore l’indemnisation du chômage soient réellement ouverts à cette occasion.

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