Bourse : envolée des indices avec la reprise en Chine, le Covid-19 relayé au second plan

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 Les marchés européens relancés par la Chine et "insensibles" au Covid-19

L’optimisme a été présent partout, que ce soit à Londres , Francfort (+1,64%), Paris (+1,49%), Milan (+1,55%) et Madrid (+2,06%). Les bourses européennes ont toutes bénéficié dès l’ouverture du fort rebond des marchés asiatiques portés par un optimisme généralisé quant aux perspectives économiques en Chine. La bourse de Shanghai a clôturé sur un bond de 5,71% à son plus haut niveau depuis plus de deux ans.
"La tendance haussière s’est répandue de la Chine à l’Occident", observe David Madden, analyste pour CMC Markets.
A l’origine de cette liesse : "Un journal d’informations financières contrôlé par le gouvernement chinois dont la Une dressait la perspective d’une hausse des actions et incitait à acheter des actions nationales", détaille l’expert.
"Les investisseurs ont été influencés par cette humeur réjouie même si la crise sanitaire est encore une préoccupation majeure", poursuit-il, mais "les autorités ne peuvent pas faire monter leur propre marché pour toujours, et il est donc probable que dans les prochains jours, la pandémie sera à nouveau sur le devant de la scène".

 Alerte de l’OMS

Samedi, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé une nouvelle fois les pays touchésà "se réveiller" face à la menace que représente la hausse des infections au coronavirus dans plusieurs partie du monde, dont les Etats-Unis.
La première économie mondiale enregistre depuis plus d’une semaine des nombres d’infections record (près de 40.000 en 24 heures durant le week-end).
L’"insensibilité" des marchés aux statistiques d’évolution de la pandémie peuvent également s’expliquer par "l’espoir de découverte rapide d’un vaccin" et une "meilleure connaissance de la maladie et procédures curatives (notamment avec le médicament du laboratoire Gilead,le Remdesivir)", analyse le courtier Aurel BGC.
Leur optimisme réside cependant principalement dans l’espoir d’une aide accrue des banques centrales.
Et "les nouvelles économiques concernant la plupart des grandes zones monétaires continuent de surprendre à la hausse", écrit Augustin Doittau, analyste financier chez Ebury France.
Aux Etats-Unis, l’activité dans les services a renoué avec la croissance en juin, après deux mois de contraction sous l’effet de la pandémie de covid-19 alors que les analystes tablaient sur un troisième mois de contraction de l’indice ISM.

Côté valeurs, l’arbitrage s’est effectué en faveur des banques : BNP Paribas (+3,05% à 37,39 euros), Société Générale (+3,96% à 15,87 euros) et Crédit Agricole (+2,80% à 8,96 euros).
Le secteur automobile est reparti à la hausse : Renault (+4,40% à 23,28 euros) et Peugeot (+2,87% à 14,70 euros).
A Londres, la banque Lloyds (+0,58% à 31,21 pence) a annoncé un vaste remaniement de sa direction avec le départ prévu dans un an de son directeur général Antonio Horta-Osorio et la nomination d’un nouveau président du conseil d’administration, Robin Budenberg.
Le titre Aviva est monté de 3,62% à 283,40 pence après l’annonce de la nomination d’Amanda Blanc au poste de directrice générale avec effet immédiat en remplacement de Maurine Tulloch, qui quitte le groupe "pour raisons de santé familiale".
A Francfort, l’action du fabricant d’éléments de moteurs d’avions MTU a avancé de 0,35% à 158,20 euros alors que le groupe prévoit supprimer jusqu’à 15% de ses effectifs dans le monde d’ici fin 2021, soit entre 1.100 et 1.600 emplois selon un calcul de l’AFP.