Bourse : effondrement, les investisseurs voient l’avenir en noir avec le krach du pétrole, le CAC40 en chute (-3,77%)

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La Bourse de Paris entraînée par la débâcle du pétrole (-3,77%)

L’indice CAC 40 a perdu 170,84 points à 4.357,46 points, dans un volume d’échanges modéré de 3,2 milliards d’euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,65%. La cote parisienne a débuté en net repli et a ensuite creusé ses pertes. "Hier, certains pensaient que pouvait ne toucher que le contrat de mai" et que c’étaient des facteurs techniques "qui avaient entraîné ces mouvements très très baissiers sur le pétrole", a indiqué auprès de l’AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France. "Or, dès le début du contrat de juin (ce mardi), nous avons observé des mouvements (de recul) aussi amples", a-t-il complété, poussant Donald Trump à demander à son administration de mettre sur pied un plan d’aide d’urgence à l’industrie du gaz et du pétrole. De son côté, l’Arabie saoudite a indiqué mardi "surveiller de près" les marchés pétroliers et être prête à prendre "toute mesure supplémentaire", selon l’agence de presse officielle SPA.
Cours du pétrole WTI

Le cours du baril de pétrole américain (WTI) est devenu négatif lundi pour la première fois de son histoire en raison de la saturation des stocks et de l’effondrement de la demande lié à la pandémie. Après être retombé ponctuellement en dessous de zéro mardi, il évoluait autour de 5 dollars le baril vers 15H50 GMT.
Cours du Brent, au niveau de 2001

Le baril de Brent de la mer du Nord, référence européenne, est quant à lui tombé mardi sous les 20 dollars, à son plus bas niveau depuis décembre 2001. "Si les caractéristiques restent les mêmes sur le contrat suivant, c’est qu’il y a des inquiétudes plus profondes sur le secteur pétrolier et donc plus globalement sur la vigueur de la demande au niveau mondial", selon M. Baradez.

Des craintes géopolitiques liées à des rumeurs sur l’état de santé du leader nord-coréen Kim Jong Un ont aussi pesé sur la tendance. Du côté des indicateurs, le baromètre ZEW de la confiance des milieux financiers allemands en avril a été marqué par une forte remontée, signe d’un regain d’optimisme sur les marchés.

Au Royaume-Uni, le taux de chômage a enregistré une petite hausse de 0,1 point pour atteindre 4% pour les trois mois achevés fin février comparé aux trois mois précédents, mais les économistes comme le Trésor s’attendent à une envolée à partir de mars avec le plein impact de la pandémie de coronavirus.

Les reventes de logements aux Etats-Unis ont quant à elles chuté de 8,5% en mars par rapport à février mais le niveau reste élevé, selon l’Association nationale des agents immobiliers américains (NAR).
En matière de valeurs, après un début de séance difficile, Peugeot a été la seule valeur du CAC 40 à terminer dans le vert (+0,26% à 11,70 euros) grâce à des résultats supérieurs aux attentes et des propos rassurants du directeur financier, en dépit d’un chiffre d’affaires en chute de 15,6% au premier trimestre, à cause du coronavirus. Le secteur des matières premières a en revanche souffert, à l’instar d’ArcelorMittal (-5,87% à 8,33 euros) ou de Total (-3,79% à 29,70 euros). Carrefour a été lesté (-3,51% à 13,62 euros) par l’annonce d’une réduction de moitié du dividende proposé au titre de l’exercice 2019. Danone a perdu 2,72% à 62,84 euros même si le groupe alimentaire a résisté à la tourmente au premier trimestre, avec un chiffre d’affaires consolidé en hausse de 1,7%.