Bourse : afin de tenter d’éviter un nouveau krach boursier, l’interdiction des ventes à découvert se généralise

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Est-il bien rationnel que les places financières aient pu rebondir de +25% alors que les mauvaises nouvelles n’ont cessé de succéder ? Comme le pire de la crise économique est devant nous, les autorités de contrôle prennent les devants. Elles limitent ainsi les spéculations à la baisse.

L’AMF avait déjà pris cette décision de suspendre toutes les ventes à découvert portant sur le CAC40, et d’autres valeurs. Cette mesure est reportée, et d’autres pays appliquent la même décision. La récession qui arrive ne devrait pas laisser les indices à des niveaux si élevés.
Tenter d’éviter un nouveau krach boursier

Les régulateurs de marché en Autriche, Belgique, France, Grèce et Espagne "ont imposé des restrictions en mars 2020 qui devaient expirer en avril, et ces cinq autorités compétentes ont décidé de les renouveler", indique l’Esma dans un communiqué. Ces mesures "seront en place jusqu’au 18 mai avec la possibilité de les prolonger à nouveau", détaille l’Esma.

Ces dispositions "sont appropriées et proportionnées" au vu des événements actuels liés au coronavirus qui constituent "une menace pesant sur la confiance du marché et la stabilité financière", estime l’Esma.

Elles pourraient être levées avant l’échéance si les risques de perte de confiance du marché se sont réduits.

Ces mesures avaient été prises mi-mars pour pallier une dégringolade boursière amplifiée en raison de la crise sanitaire, s’appuyant sur un règlement européen du 14 mars 2012, et notamment son article 20 "relatif aux restrictions sur les ventes à découvert et transactions similaires dans des circonstances exceptionnelles".

La pratique de la vente à découvert consiste à parier sur la baisse future d’un titre boursier et à vendre des actions sans les détenir en vue de profiter d’une baisse des cours : l’investisseur emprunte à un courtier des actions, qu’il ne détient pas encore, pour les vendre sur le marché à un prix qu’il espère plus élevé que celui auquel il va ensuite les racheter au moment de les rembourserau courtier. La position courte est celle d’un investisseur qui anticipe une baisse des cours . A l’inverse, une position longue (acheteur) est prise par un investisseur qui anticipe une hausse des cours.

La pratique des ventes à découvert, considérée comme spéculative, est risquée en période de crise boursière dès lors qu’elle est susceptible d’entraîner mécaniquement la baisse des titres déjà fortement malmenés.