Baisse du pétrole sous les 60$, 1€=1.13$, CAC40 attendu en hausse

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Ces derniers ne laissent guère de doutes sur la mise en œuvre intégrale de ce programme, qui doit durer jusqu’en septembre 2016, en dépit des réserves émises par un pays tel que l’Allemagne à sa création. La Banque centrale européenne (BCE) a donc annoncé qu’elle ira jusqu’au bout de son programme d’assouplissement quantitatif (QE), minimisant les craintes que ce programme de rachat d’actifs ne soit la source de bulles spéculatives.

La séance s’annonce calme pour les investisseurs européens. L’absence de publications macroéconomiques et d’actualité particulière devrait permettre au marché de continuer à se stabiliser, tandis que l’attention se portera sur les statistiques à paraître aux Etats-Unis en deuxième partie de séance. La croissance américaine inquiète les investisseurs et les deux publications de statistiques attendues dans l’après-midi outre-Atlantique seront observées de près.

La Bourse de New York a fini jeudi soir en nette hausse, si bien que le S&P 500 s’est adjugé un record grâce à l’annonce des nouvelles inscriptions au chômage et par la baisse du dollar de ces derniers jours. Dans un contexte où les statistiques américaines sont globalement décevantes depuis quelques semaines, les investisseurs ont pu voir dans les statistiques d’hier que l’économie américaine était encore très robuste, surtout si l’on analyse la composante de l’emploi. En effet, les inscriptions au chômage ont baissé d’un millier la semaine passée aux Etats-Unis, à 264 000. Ce chiffre est très proche du creux de 15 ans qui a été touché il y a deux semaines, et témoigne ainsi de la bonne santé du marché du travail.

L’indice Dow Jones a pris 1.06% à 18.252,24 et le S&P-500 a gagné 1,08% à 2.121,10. Le Nasdaq Composite, à forte pondération technologique, a avancé de son côté de 1,39% à 5050,80, soit sa meilleure séance depuis le mois de janvier.

La production industrielle aux Etats-Unis devrait ressortir inchangée en avril, après un repli de 0,6% en mars. Les investisseurs chercheront à savoir si la production a changé de tendance au printemps, après avoir été durement affectée par l’hiver rude au premier trimestre et par le niveau élevé du dollar. L’indice de confiance des ménages Thomson Reuters-Université du Michigan devrait quant à lui s’inscrire à 96 pour mai, contre 95,9 fin avril.

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Au chapitre des matières premières, les contrats à terme sur le pétrole ont perdu du terrain sur la journée de l’Ascension, la barre des $60 est refranchie à la baisse.

Le contrat de juin sur le Brent coté à Londres abandonne 2 centimes, à 66,72 dollars le baril alors que le contrat de juin sur le brut léger américain perdait 13 centimes, à 59,75 dollars le baril.

Le WTI ne parvient pas à garder les $60. Les statistiques Macro-économiques ont montré des préoccupations quant aux perspectives de la demande mondiale de brut. Cela a effacé les gains initiés sur la baisse des stocks américains la semaine dernière.

La Chine, le pays qui consomme le plus d’énergie au monde, a vu son économie ralentir sur le mois d’avril malgré la politique monétaire qui est de plus en plus souple. Il en est de même en Europe, l’Allemagne, la plus grande économie d’Europe, montre des chiffres pour le premier trimestre plutôt décevants. Aux Etats-Unis, les ventes au détail ont été stables en avril, atténuant tout espoir de forte reprise de la croissance américaine au second trimestre. Cette série de mauvais chiffres macroéconomiques sur ces deux derniers jours affecte donc les spéculations sur un éventuel soutien de la demande. La baisse des stocks américains ne devrait pas suffire pour installer le baril de brut léger américain convenablement sur les $60.

Les stocks de brut américains ont diminué de 2.2 millions de barils après une série de hausse de quatre mois. Malgré cette baisse, le niveau des stocks reste supérieur de 90 millions de barils par rapport à la même période l’année dernière. Le ralentissement de l’activité des plates-formes américaines qui avait commencé en décembre semble s’être stoppé au cours des dernières semaines.

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Pour la journée d’hier les cambistes, ayant toujours en tête la situation grecque, ont favorisé le billet vert au détriment de la monnaie unique européenne. Les chiffres américains, notamment avec les statistiques de l’emploi encourageantes et l’indice des prix à la production qui a reculé de 0,4% au lieu des 0,2% tablés, ont permis au dollar de se refaire une santé et l’euro a donc été délaissé par les investisseurs. En effet, le cross EUR/USD dans sa dépréciation est passé en dessous du seuil symbolique des 1,1350$. Cependant, après un important recul, la parité a rebondi sur les niveaux de 1,3670$ et s’est dirigée vers son actuel pivot fixé à 1,1397$. Actuellement le cross est reparti dans son trend baissier et vient de repasser en-dessous des 1,14$. L’EUR/USD se traite actuellement à 1,1378$.

La livre sterling a réussi à profiter de l’appétit pour le risque des investisseurs et s’est appréciée face au dollar. Hier, le cross GBP/USD a évolué en territoire positif et s’est traité au-dessus de sa résistance 1. A son plus haut le cable s’échangé aux encablures des 1,5810$, soit quelques pips au-dessus du seuil symbolique des 1,58$. Actuellement le GBP/USD s’adjuge à 1 ,5771$.

L’euro a gagné du terrain face au yen. L’EUR/JPY a tendu vers les 136,250 yens. Après avoir évolué en territoire positif, la parité s’est repliée et est repassée en dessous des 136 yens.

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