Allocation d’actifs : Groupama AM revoit ses perspectives à la hausse pour les marchés obligataires et actions

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Le thème des valeurs cycliques, via une approche de stock-picking, reste privilégié afin de tirer parti d’une conjoncture qui se révèle plus robuste qu’anticipé.

La croissance mondiale pourrait atteindre 3,3% en 2017, tandis qu’un regain de dynamisme est observé à l’échelle microéconomique. La demande des entreprises et l’investissement redémarrent, confirmant l’amélioration de la confiance des agents économiques qui semblent avoir surmonté l’effet « d’hystérèse » de la crise de 2008.

Dans ces conditions favorables, l’équipe de Groupama AM a révisé à la hausse ses « cibles » pour les taux obligataires et les actions. Sur les marchés de taux, la prime de risque liée aux incertitudes politiques, encore perceptible à court terme, devrait se dissiper dans les mois à venir. « Nous nous attendons à un reflux global de la prime de risque politique au-delà des échéances électorales française et allemande » précise Gaëlle Malléjac, Directrice des Investissements, Gestions Actives. Compte tenu de l’amélioration de la croissance, de la remontée continue de l’inflation et du resserrement monétaire de la banque centrale américaine, la hausse des taux obligataires va se poursuivre. « Sans excès cependant. Car si les banques centrales changent progressivement de régime monétaire, elles resteront attentives à la stabilité des marchés financiers, une de leurs priorités » estime-t-elle.

 Des perspectives positives pour les obligations d’entreprises et les actions

Groupama AM anticipe donc désormais un niveau de 2,80% d’ici la fin d’année pour le taux à 10 ans américain (contre une prévision initiale de 2,60%, formulée en janvier dernier) et de 0,90% pour le Bund allemand (contre une prévision initiale de 0,50%). Du fait de son statut de valeur refuge, le taux allemand devrait remonter plus nettement que celui des autres dettes souveraines européennes avec la détente attendue du risque politique post-échéances électorales. « Nous estimons par exemple que la prime de risque associée à l’OAT française devrait se rétracter plus significativement à moyen terme, dans la mesure où l’arrivée au pouvoir de partis remettant en cause l’appartenance à l’Union Européenne n’est pas notre scenario central » explique Gaëlle Malléjac.

Concernant les obligations d’entreprises, les valorisations de la classe d’actifs en termes absolus peuvent sembler élevées, toutefois les primes de risque restent intéressantes et les fondamentaux solides, en témoigne le repli des taux de défaut. Quant aux marchés actions, Groupama AM estime leur potentiel d’appréciation entre 6 et 11% en 2017 selon les zones géographiques, avec des objectifs de 5 500 points pour l’indice Cac 40 et de 2 500 points pour le S&P 500 d’ici la fin d’année.

 Un positionnement renforcé sur les valeurs les plus cycliques

En termes d’allocation pour le deuxième trimestre, Groupama AM maintient sa préférence pour les actifs risqués, en privilégiant les actions aux taux et, au sein de la classes d’actifs obligataire, le crédit

aux obligations souveraines. Le thème des valeurs les plus cycliques domine la stratégie d’investissement en actions. « Notre objectif est de continuer à sélectionner les valeurs les mieux positionnées pour profiter de la reflation de l’économie, via une approche de stock-picking ». Ainsi, l’équipe a renforcé son positionnement sur les valeurs ayant un effet de levier important sur le cycle et les valeurs liées à l’investissement, à l’image de certaines valeurs technologiques. Les titres exposés à la politique pro-croissance américaine et les sociétés capables de tirer parti d’opérations de fusions & acquisitions sont également plébiscités.

 L’inflation sous contrôle

La sous-exposition globale aux taux souverains américains et européens est maintenue.

« En revanche nous conservons une forte exposition aux obligations indexées à l’inflation, en particulier en zone euro où la normalisation de l’inflation est devant nous, tandis que les maturités courtes sont appréciées pour la protection qu’elles procurent face à la hausse des taux  ». Sur le marché du crédit, la logique de désensibilisation au risque de taux prévaut aussi : « nous évitons les titres offrant peu de spread, autrement dit survalorisés, et trop exposés aux taux. C’est le cas dans certains secteurs que nous sous-pondérons comme les utilities, les télécoms ou les pharmaceutiques » relève Gaëlle Malléjac. A contrario, les perspectives d’appréciation des obligations dites « cross-over » notées BB et BBB, les dettes hybrides et les dettes financières subordonnées sont jugées encore attrayantes.

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